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Comme à mon habitude, j'ai souhaité ici mêler mon amour de l'art, de la peinture en particulier avec celui de la littérature et des mots. Vous trouverez en cliquant sur chacune des peintures qui agrémentent cette note, des informations sur leurs auteurs. Marguerite Duras est né à Saigon en 1914, une ville qui faisait alors partie de l'Indochine française. Mes romans préférés de Duras sont ceux qui nous plongent dans cette Asie à la fois tragique, mystérieuse et sublime. Les tableaux de ses artistes asiatiques et la littérature de Marguerite Duras peuvent à mon sens s'accorder merveilleusement, afin de nous transmettre une certaine idée de l'amour, de la poésie, de la douleur aussi...J'ai découvert les livres de Marguerite Duras au lycée en série littéraire. Ma professeur de français faisait partie de ces quelques enseignants, qui au cours de votre vie, laissent une trace. Elle avait ce don exceptionnel de transmettre l'amour des livres, la passion des mots. Il est évident que je connaissais le nom de Duras bien avant ma première littéraire, mais j'étais jusque là davantage attiré par les romans de science fiction ou encore d'aventure, Patrick O' Brian par exemple, voguant sur les océans du globe en compagnie de Jack Aubrey et de Stephen Maturin. Marguerite Duras était au programme du baccalauréat de français et c'est ainsi que je suis entré dans son univers, qui
ne m'a plus jamais vraiment quitté depuis. Mon premier livre de Duras fût "Un barrage contre le Pacifique", un roman paru en 1950 et qui nous plongent dans l'Indochine coloniale française des années 1920. Marguerite Duras y raconte l'histoire d'une veuve et de ses deux enfants qui sont ruinés suite à l'achat d'une maison isolée dans la plaine marécageuse de Kam, sans cesse inondée par les marées du Pacifique. Le récit d'une lutte sans espoir contre les éléments naturels, la folie et le désespoir d'une femme qui sait qu'elle vient là de gâcher non seulement son existence mais également celle de ses enfants. Suivent alors "Moderato cantabile" (1958), "Hiroshima mon amour" (publié en 1960), "L'amant de la Chine du Nord" (1991), etc. Marguerite Duras a marqué mon adolescence, dans le sens où ses mots m'ont fait du bien... Le style de son écriture, ses dialogues, ses descriptions, m'ont profondément touché. C'est aussi la période de mon adolescence où je lis Steinbeck, Hemingway, Kafka, Pasternak, Camus, Drieu La Rochelle, Céline, Queneau, Hugo, Calvino, Conrad et tant d'autres, une véritable boulimie de livres et de mots me saisis...en plus de ma passion pour l'histoire présente depuis mon plus jeune âge...
"L'amant de la Chine du Nord"
part d'une volonté de Duras de réécrire son roman au succès mondial,
sorti en 1984, de se le ré-approprier parce qu'elle s'est sentie
dépossédée de son œuvre lorsque Jean-Jacques Annaud à choisi de
l'adapter au cinéma (un très beau film pourtant...). C'est donc une
version beaucoup moins épurée de l'Amant auxquelles nous avons
le droit. Il fait partie de ces quelques livres que je relis avec
plaisir chaque année, il m'accompagne... Voici quelques citations de ce
roman sur l'amour, la passion, la perte de l'innocence, la douleur des
adieux, une réflexion sur l'oubli aussi...
"C'est un livre, c'est un film, c'est la nuit."
Lorsque Duras parle de sa mère, dépressive, ne pleurant jamais, elle a cette expression formidable "morte de vivre."
"Hélène
a peur tout à coup, une peur terrible entre toutes, de se cacher la
vérité sur la nature de cette passion qu'elles ont l'une pour l'autre
et qui de plus en plus les fait si seules ensembles, partout où elles
se trouvent." ...si seules ensembles... j'aime beaucoup cette idée.
"Elle a dit qu'elle désire les hommes quand ils aiment une femme et
qu'ils ne sont pas aimés par cette femme. Elle a dit que son premier
désir c'était un homme comme ça, malheureux, affaibli par un désespoir
d'amour."
"C'est drôle le bonheur ça vient d'un seul coup comme la colère."
(L'enfant) "J'aurais aimé qu'on se marie. Qu'on soit des amants mariés."
(Lui) "Pour se faire souffrir." Elle ne sourit plus. Elle pleure. Et en même temps elle dit ce qu'aurait été le bonheur :
(L'enfant) "oui pour ça, pour se faire souffrir le plus possible. Et revenir après."
L'enfant parlant du Chinois : "Le premier jour j'ai cru que tu étais (...) un homme riche (...) qui faisaient beaucoup l'amour et qui avait peur. De quoi je ne savais pas (...) peur à la fois de la mort...et peur de vivre aussi, peur de vivre une vie qui va mourir un jour, de le savoir tout le temps (...) peur aussi de ne pas aimer peut-être."
"Il est seul dans la ville, dans la vie aussi bien. Avec ,au cœur, l'amour de cet enfant qui va partir, s'éloigner à jamais de lui,
de son corps. Un deuil terrible habite le Chinois. Et l'enfant blanche
le sait. (...) Elle découvre que la solitude a toujours été là, entre
elle et lui (...) elle était le lieu de leurs corps et de leur amour.
Déjà l'enfant pressentait que cette histoire était peut-être celle d'un
amour."
"Il l'avait aimée comme un fou à en perdre la vie. (...) maintenant il n'aimait que le savoir stérile de cet amour, celui qui faisait souffrir."
(L'enfant) "Et un jour on mourra. Oui. L'amour sera dans le cercueil avec les corps. (Lui) Oui. Il y aura les livres au dehors du cercueil. (L'enfant) Peut-être on ne peut pas encore savoir. (Lui) Si, on sait. Qu'il y aura des livres, on sait. Ce n'est pas possibles autrement."
(Lui) "Dans toute ma vie c'est toi que j'aurai aimée." "Ni vivre. Ni mourir..."
"Hiroshima mon Amour" est
un film d'Alain Resnais sorti en 1959
dont Marguerite Duras a écrit les dialogues et le scénario. Il paraîtra
en livre l'année suivante. On peut déjà voir dans ce récit les prémices
de l'Amant. Une femme se rend au Japon pour y tourner un film
sur Hiroshima et la bombe atomique. Elle y rencontre un homme, un
Japonais qui va devenir son amant. Mais elle doit quitter ce pays dès
le lendemain puisque le tournage est terminé. Et pourtant quelque chose
l'a pousse à se confier à lui, à cet inconnu...Nevers, l'été 1944, le
drame d'un amour impossible entre une jeune fille et un soldat
allemand. Un livre bouleversant, le film l'est tout autant, il y avait
déjà du "Lost in translation" de Sofia Coppola ou du Wong Kar Wai dans
ce film de Resnais, dans ce livre de Duras dont j'ai choisi ici
quelques passages qui me plaise tout particulièrement....
Cette réflexion sur la mémoire, l'oubli, toujours très présente chez elle :
" (...) de même que dans l'amour cette illusion existe, cette illusion de pouvoir ne jamais oublier (...)"
"Tu me tues, tu me fais du bien." "(...) de bien regarder je crois que ça s'apprend."
(Lui) "Qu'est ce que c'était pour toi Hiroshima en France ?"
(Elle) "La
fin de la guerre (...) la stupeur à l'idée qu'on est osé...la stupeur à
l'idée qu'on ait réussi. Et puis aussi, pour nous le commencement d'une
peur inconnue. Et puis, l'indifférence, la peur de l'indifférence
aussi."
"Morte d'amour à Nevers." Elle se regarde dans la glace. Seule dans sa chambre d'hôtel. C'est le moment du départ. Elle doit quitter le Japon...Elle parle alors de lui, de son amour pour ce soldat allemand... "Tu n'étais pas tout à fait mort. J'ai raconté notre histoire. Je t'ai trompé ce soir avec cet inconnu. J'ai raconté notre histoire. Elle était, vois-tu racontable. Quatorze ans que je n'avais pas retrouvé....le goût d'un amour impossible. Depuis Nevers. Regarde comme je t'oublie...Regarde comme je t'ai oublié. Regarde moi."
(Elle) "J'avais faim. Faim d'infidélités, d'adultères, de mensonges et de mourir. Depuis toujours. (...) Nous allons
rester seuls mon amour. La nuit ne va pas finir. Le jour ne se lèvera plus sur personne. Jamais. Jamais plus. Enfin. (...) Nous n'aurons plus rien d'autre à faire, plus rien que pleurer le jour défunt. Du temps passera. Du temps seulement. Et du temps va venir. Du temps viendra. Où nous ne saurons plus du tout nommer ce qui nous unira. Le nom s'en effacera peu à peu de notre mémoire. Puis il disparaîtra tout à fait."
"Ils se regardent sans se voir pour toujours."
♥♥♥ Merci à toutes et à tous ! 1 an déjà, moi qui pensai ne rester que quelques jours, mais vox m'a pris ....merci pour vos commentaires, ces débats, délires, découvertes et partages...vox c'est plus qu'un état d'esprit c'est une communauté, ou l'inverse...:)) je vous embrasse et on va continuer en beauté ♥♥♥ The Dude.
3 ans après l'immense succès du "Lion, la sorcière blanche et l'armoire magique" et ses 745 millions de dollars de recette dans le monde, c'est avec un plaisir immense que j'ai retrouvé hier après-midi le monde de Narnia cher à C.S. Lewis, l'auteur de ce classique de la fantasy vendu à plus de 100 millions d'exemplaires à travers le monde. "Le Prince Caspian" sort donc sur nos écrans en ce joli mois de juin avec toujours aux manettes l'excellent Andrew Adamson (auteur entre autres des Shrek I et II et du premier volet de Narnia), on ne change pas une équipe qui gagne me direz vous. Et bien c'est cette dernière phrase qui résume parfaitement mon sentiment sur ce Narnia II. "Le Prince Caspian" est dans la version livre, le quatrième tome du Monde de Narnia alors qu'il fût le second roman à être écris par Lewis (en 1951). Les producteurs ont donc eu l'astucieuse idée d'adapter les films dans l'ordre d'écriture de l'auteur. La magie opère toujours, et l'on peut dire sans mentir que les 2h23mn du film passe sans que l'on ne s'ennuie une seule seconde. Narnia c'est un peu le croisement idéal entre un Harry potter, pas assez féérique à mon sens, et un Seigneur des anneaux davantage destiné aux adultes. Le succès de Narnia et des livres de Lewis repose sur ce bestiaire incroyable regroupant toutes les créatures fantastiques de nos mythes et légendes (centaures, nains, griffons, souris qui parlent, etc..), des personnages attachants et charismatiques (les quatre acteurs sont toujours aussi bons) le lion Aslan magnifiquement mis en image, une histoire à rebondissements, et en plus cerise sur le gâteau, une oeuvre imprégnée de christianisme ( Aslan est ainsi celui qui doit délivrer les Narniens des Calormens). Peter, Susan, Edmund et Lucie Penvensie sont de retour à Narnia. 1300 ans se sont écoulés (mais le temps narnien ne correspond pas au nôtre) et les quatre enfants doivent voler au secours de Caspian, prince héritier de Narnia, menacé par les armées de son oncle Miraz....La mise en scène, les effets spéciaux (ah ! ce monstre formé d'eau...), les batailles épiques (beaucoup plus de batailles que dans le premier épisode), le plaisir de retrouver nos petits héros, tous ces éléments réunis font "Du Prince Caspian" un très grand film de fantasy. Si je ne devais trouver qu'un seul bémol ce serait sans aucun doute le manque de charisme du prince caspian, qui m'a fait penser tout au long du film au héros du petit déjeuner, un autre prince de la famille de....Lu...Heureusement sa présence est somme toute limitée dans le film, qui laisse la part belle à nos quatre Penvensie préférés ! Bien que plus sombre et plus violent que le premier épisode, ce spectacle conviendra à toute la famille, petits et grands y trouveront leur compte, alors avec la fête du cinéma du 29 juin au 1er juillet, profitez en ! Et puis pour terminer, je ne puis que vous inviter à lire et relire les sept tomes qui composent "Le monde de Narnia" de C.S. Lewis, chef d'oeuvre de l'imagination, tant sur le fond que sur la forme (et oui à cette époque on ne prenait pas encore les enfants pour des imbéciles...).
Ma note :****1/2 /5.
Précédé d'une critique plus élogieuse qu'à l'accoutumé, c'est avec une certaine
curiosité que je me suis rendu mardi dans mon cinéma préféré pour voir
"JCVD" le nouveau film avec notre héro belge préféré Jean
Claude Van Damme. Mabrouk el Mechri est l'auteur de ce
pari un peu fou, celui de redonner au héros des années 1990 des films made in
DVD un peu de son aura d'antant, ou tout du moins rétablir quelque peu la vérité
sur un acteur moqué de tous mais au fond terriblement attachant. Jean Claude Van
Damme c'est le rêve américain, celui d'un gamin qui part aux "States" (comme il
aime à le dire) et parce qu'il était "aware" arrive contre vents et marées à
devenir une "movie star", mais Van Damme, c'est aussi la déchéance, les
divorces, l'alcool, la drogue, les délires sur les plateaux télé où le belge est
humilié, ramené au rang de bête de foire...Le talent d'El Mechri c'est d'avoir
cru en Van Damme, d'avoir perçu tout le potentiel que l'on pourrait tirer de
cette histoire. Parce que "JCVD" c'est avant tout une très belle surprise, je
m'attendais un à film "sympa", une honnête série B, j'y suis allé par curiosité
pour voir si ce que l'on disait de ce "come back" était vrai. Dès les premières
minutes on marche, le pastiche des films d'actions où Van damme dégomme tout sur
son passage est à mourir de rire, la suite enfin lorsque la "movie star" tente
d'expliquer que la scène est nulle et qu'il faut la retourner, et là le
réalisateur qui lui dit "on s'en fout"... JCVD c'est un peu l'histoire de Van
Damme, il y a de l'autobiographique dans ce film c'est évident. Tout le talent
du réalisateur a été de ne pas chercher à jouer sur les seuls dérapages de la
star, nous ne sommes pas là pour nous moquer de Van Damme mais au contraire,
nous sommes là pour le comprendre... La vrai surprise c'est que pour la première
fois Van Damme tourne un "vrai" film. JCVD n'est pas un grand film au sens
propre du terme, mais on passe un excellent moment, j'ai rarement autant ri au
cinéma depuis longtemps, tout cela parce que Van Damme profite d'un casting haut
en couleur emmené par François Damiens (Dikkeneck) et surtout l'énorme Zinedine
Soualem à la coiffure hallucinante, tordant en méchant de service. Les
dialogues font mouche, l'histoire celle d'un braquage où Van Damme se retrouve
malgré lui mêlé est juste énorme, on ri beaucoup, on ne s'ennuie pas et on
assiste même à un moment mémorable lorsque pendant 10 minutes Van Damme face
caméra se met à expliquer, avec une sincérité hors du commun dans ce milieu, sa
chute, les faux amis, la drogue, les films pourris qu'ont tournent au fin fond
de la Bulgarie, la rédemption enfin... Ce qui touche au delà de la qualité
propre du film c'est vraiment ce côté "vrai" de Van Damme qui nous expliquent
que plus que l'argent ou la gloire, son rêve c'était avant tout de tourner dans
un vrai film. Son rêve se réalise aujourd'hui, et l'on peut se demander quels
acteurs français "has been" seraient capable de jouer avec autant d'honnêteté
leurs vies, leurs désillusions. Un grand bravo au réalisateur, au second rôle
(décidément ce cinéma belge doit nous servir d'exemple..) et surtout à Jean
Claude Van Damme. Ne nous leurrons pas ce film ne marchera pas en salle, la
faute à une image qui colle à la peau, les étiquettes on aiment cela en
France...100000 entrées en première semaine, mes ami(e)s pour ceux qui auront la
chance d'avoir ce film à l'affiche encore en deuxième semaine allez-y, vous
verrez ce que j'appelle communément un ovni cinématographique, un film qui j'en
suis sûr fera un carton dans les locations DVD dans six mois, d'ici là bon film
:)) Ma note:**** /5.
Ce mois de novembre sera très certainement considéré comme l'un des meilleurs cru de l'année 2007. En effet les postulants au titre de meilleur film de l'année se sont semble t'il donnés rendez vous ce mois-ci. 15 jours après "American Gangster", deux jours seulement après le très bon "My blueberry nights" de Wong Kar Wai, c'est avec une impatience fébrile que j'attendai le nouveau James Gray. Précédé de critiques tous plus élogieuses les unes que les autres, doté d'un casting d'enfer Joaquin Phoenix, Robert Duvall et Eva Mendes en tête, ce film avait tout d'une bombe. L'affiche elle-même était classe. L'histoire du film vous la connaissez tous, ce qui s'impose tout de suite en regardant ce film, c'est son grand classicisme, une sorte d'hommage au meilleur du polar noir américain. Tout y est, l'ambiance du New York de la fin des années 80 est parfaitement rendue, les acteurs sont incroyables, Joaquin Phoenix en tête (la scène ou il pleure au dessus du lit de son frère blessé, on voit juste une larme coulé, c'est vraiment un grand moment de cinéma, quel talent ce mec vraiment il a la classe). On ne s'ennuie pas une seule seconde et les 1h54mn du film passent finalement très vite, le suspens de l'histoire nous tient rivé sur notre siège jusqu'au dénouement final, la mise en scène transcende littéralement ce polar d'excellent facture. Et puis Eva Mendes obtient l'un de ces premiers rôles convaincant, elle est sublime dans le film, bref que du bonheur. Alors pour tous les amateurs de polars noirs, des films de Gray, de Joaquin Phoenix et de la très belle Eva mendes, un seul conseil : courrez voir "La nuit nous appartient" qui est d'hors et déjà un classique du genre. Note:*****/5.
Quelle déception ! j'attendai beaucoup de cette adaptation du premier volet du chef d'oeuvre de Pullman,
malheureusement le film ne retranscrit aucunement la magie qui nous habite à la lecture du livre. Résumer l'intrigue des Royaumes du Nord en moins de 2 heures est impossible. Les scènes se succèdent sans que l'on comprenne forcément les tenant et les aboutissants, l'intrigue si prenante dans le livre est haché menue, sacrifier sur l'autel du profit à tout prix. Et l'on se demande à la vision du film, comment New line a pu massacrer le livre à ce point ? Réponse : les producteurs tenaient à attirer le maximum de monde (donc on coupe ce qui peut faire polémique dans le livre, on saccage l'intrigue), avec le maximum de séance (durée 1h54mn). Combien de gens vont ressortir du cinéma en se disant : "c'est ça la boussole d'or ! bof bof...". Les 100 premières pages du livre sont balancés (il n'y a pas d'autre mot !) en 10-15mn, mais ce n'est pas tout, des éléments de l'histoire qui normalement n'apparaissent qu'à la fin du livre, sont jetés en pâture au spectateur, sans aucune explication. Les acteurs font se qu'ils peuvent mais le rythme du film ne nous permet malheureusement pas de nous attacher aux personnages qui sont à peine étoffés. La voix française du daemon de Lyra est agaçante et ne correspond pas à l'esprit du livre. Et c'est là que le bas blesse, car non content de sacrifier des pans entiers du livre, New line a réussit à modifier l'histoire de Pullman, c'est à se demander comment ce dernier a pu accepter un tel montage : l'enfant retrouver sans son daemon ne meurt pas dans le film alors que c'est justement l'un des moments les plus émouvants du livre ; Lyra semble découvrir en deux minutes les pouvoirs de l'aléthiomètre, même chose pour Mme Coulter qui en 2 mn passe du statut de "mère parfaite" à celle de "mère indigne". Je ne vous cache pas que j'étais à la limite de l'agaçement devant tant de légereté. Alors maintenant il reste tout de même à donner quelques bons points : les effets spéciaux (vous me direz pour 200 millions de dollars !!), quelques moments dans le film (les ours sont particulièrement réussit). Il n'en reste pas moins que cette adaptation du chef d'oeuvre de Pullman est une cruelle déception, jamais la magie n'opère et l'on reste insensible au sort des personnages. Un dernier exemple des modifications scénaristiques perpétrées par New Line : à Bolvangar Lyra se cache dans une conduite d'aération pour espionner une réunion secrète; dans le film elle se cache sous la table, si si....et bien sûr une toute petite table avec cinq ou six personnes autour, bref...L'intrigue autour de la "poussière", les sorcières, le secret autour de Lyra tout cela est envoyé en moins de deux heures. Alors un seul conseil : Liser les livres, la trilogie que je critique dans une note plus bas est géniale, mais pour le film, passé votre chemin. Note:** /5.
Been playing catch up with my film-watching, having been away quite a bit, so last weekend I saw two very different films.
Through the historic tale is woven threads of the legend that surround this powerful historical figure which add just enough mythical sparkle without pushing it into the realms of pure fantasy.
And I can't comment on it without mentioning the actress who plays Ghengis's wife, Khulan Chuluun, who is just painfully beautiful and I couldn't take my eyes off her when she was on screen.
Second film and what was my actual Sunday cinema was Edge of Love with Sienna Miller, Keira Knightley, Cillian Murphy and Matthew Rhys.
Now I'm not a massive Knightley fan as I think she is overrated as an actress and as to Miller, she's always been just a pretty face but I was actually pleasantly surprised.
Set in London and South Wales during the second world war, Knightley and Miller play the former lover and wife respectively of poet Dylan Thomas. The film tells of the relationship between the three and then later four, when Vera (Knightley) marries. Thomas is played with craft by Rhys as a moody, self-centred, bon vivant and cad whose ability with words enraptures and ensnares the two women almost to the point of tragedy.
The rapport between the two female leads comes across with such warmth and naturalness it makes a very convincing and engaging friendship on screen. There is much to admire in the performances with both having a convincing stab at the welsh accent and Knightley singing remarkably well.
A refreshingly sophisticated and intelligent chick-flick is probably the best way to describe it.
My girls loved the movie Matilda so much, they watched it two days in a row on the Roku box. Next, I'll grab the Roald Dahl book it is based on. I asked them to write up their impressions of it, so here's their capsule reviews:
R (almost 9):
I liked the movie 'Matilda' because Matilda had a nice teacher and in the end they became a family because Matilda's family let Miss. Honey adopt Matilda. I also liked the movie because Matilda and Ms. Honey got out of Ms. Trunchbul's house before she found them. I didn't like the movie because Matilda's parents and Ms. Trunchbul were very mean. That is what I liked and didn't like about the movie.
A (almost 8):
I liked the movie Matilda. I liked it because it was funny and scary at the same time. The school did not look so great and it had a mean principal. Matilda had parents that did not care about her. She liked to read but her parents insisted to watch T.V. She finally became a daughter to her very nice teacher.
THE END
I fixed a few easy typos but otherwise these are their words. A also did hers in color, which I replicated for her. So if you have kids, this sounds like an excellent movie to watch.
June 27 is remarkable because of several reasons. Firstly, my big sis is getting married and I’m hosting the wedding, but it’s personal.
Secondly, Wanted and Wall-E premiere this day. It’s gonna be a great Friday.
No use to talk about Wanted as I’ve already said much about it. Let’s check Wall-E. It’s created by Finding Nemo creators and tells us a story about the last robot on earth in year 2700. The robot is tasked with cleaning up the planet after humanity has trashed and abandoned it. He spends every day doing what he was made for. But soon, he discovers what he was meant for.
Check the trailer, and don’t forget to watch the flick on Friday.
What's your favorite soundtrack?
Based on my last.fm accounts (yes, I have two, so that I could listen to my own radio stations) I have two soundtrack albums that are nearly identical in play totals.
To be honest, though, the second is mostly because of my thesis. That's not to say I don't like it; I wouldn't have written about it if I didn't. But I doubt I'd have as many plays as Amelie if it weren't for my research.
THAT would Be My Dream Job! I Just realized that Today. I Love to Sing and I Love to tell stories and I Love to perform! When I tell the boys the classic stories (Cinderella, Little Red Robin Hood) I always end up incorporating a song from Sonheim's Into The Woods. (Yes, I am a dorky parent) They Love It! And I do Too!!!
I think it would be a Blast!
hmmm.....wonder how'd I get started.......???
My new addition to the Futurama family:
Well, after I post this.
Next up is a hat or two for a commission. The story goes like this. Ever since I finished my thesis, I've been at a loss of what to do at my computer lab job. I mean, before, I could write and research. But now I just sit there for seven hours. So. I started hard-core knitting while on the job (hence so many FOs lately). A woman saw me knitting, and asked if I'd knit for her. Pssh, why not? Easy money! And motivation to use up my stash of yarn. So my first project is the Twirly Top Toque from One-Skein Wonders.
Now I'm off to watch some tentacle-filled-sci-fi-cartoon-action-adventure goodness!
s
I have recently viewed a couple of movies that could not have been more different!
First up was the documentary Helvetica on the Netflix Roku box and yes, it's all about the font. Actually, it was about the ubiquitous typeface and a whole lot more, including design, marketing and the psychology f typography. They interviewed a bunch of passionate folks, both pro Helvetica and the virulent anti-establishment designers who wouldn't use Helvetica if their life depended on it. I loved the passion these folks bring to both typeface design, as well as the graphic artists who both use and despise Helvetica.
The film also shows just how prevalent Helvetica has become, as it shows logo, signs and magazine covers just rotten with it, for better or for worse. It also tells the story of Helvetica, how it was invented in the 1950s as well as how it became so popular. Did you know there are directors of marketing for typeface companies? Exactly how do you sell a font anyway?
But the passion the interviewees bring to the table is very evident. I especially liked the anti crowd, like Stefan Sagmeister and David Carson, famous in the graphic design field for their wild, boundary straining covers. Carson even went so far as to use the Dingbats font for an article in his magazine that he wasn't all that happy with! Very interesting documentary.
On the opposite side of the film world came I Am Legend, viewed in its BluRay incarnation in all its 1080p, Dolby Digital glory. Will Smith stars as the last man standing in an apocalyptic world after some unnamed virus (related to rabies?), used as a cure for cancer, goes rogue and kills nearly everyone while turning a select few into raving, rabid lunatics afraid of the dark. Robert Neville, alone out of everyone in the world (somehow he knows this) is immune and searches for a cure, while prowling the abandoned streets of New York City with his dog.
All I can say is, why bother having it titled after a book if you aren't going to use it at all? While the novella by Richard Matheson had its problems, this movie had about as much to do with it as a Sean Connery James Bond had to do with the Ian Fleming book it shared a title with. Matheson's Neville is an ordinary guy caught up in extraordinary circumstances, a vigilante during the day and a whiner and drunkard at night, as he holes up in his fortified home. Smith's Neville is a heroic survivor trying desperately to find a cure. Heck, he doesn't even kill any of the mutants!
Some folks complained that the ending was too optimistic as compared to the book but given the entire disregard for the source material rampant in the movie, it seems like a hollow complaint. Maybe the movie would be better for you if you don't read the book first, but my parents who watched it didn't know the book and I don't think they were all that impressed by it either.
It sure looked nice though. Some scenes of Smith walking through overgrown fields in New York City came through crisp and clear. The soundtrack didn't really stress the speakers too much though. All in all, a very average adventure flick that goes to disappointing if you read the book. 28 Days Later did viral, apocalyptic horror much better.